Croisière Eynard #108e – Jour 7

Le règlement stipule que dès que 5 régates sont validées, la plus mauvaise place est supprimée du classement final. A l’aube du dernier jour, il est déterminé que l’As finira soit 1er soit 2e au classement général.

C’est ainsi que débute le dernier jour, sous spi, avec une très mauvaise option prise au départ: bord de travers pour aller chercher du vent, alors que le vent était partout… L’équipe avait décidé de faire confiance au capitaine qui décide de privilégier l’ombre à la performance. Ce sera bien notre manche poubelle, une régate partant au large de Sciez jusqu’à Bellevue, avec une bouée à Martin-du-Pan. La régate sera finalement raccourcie pour terminer à la bouée.

Au final, une belle semaine de régates pour le bateau, qui accumulera les fanions de 4 podiums. Mais également pour l’équipage qui a vu plusieurs team members se succéder, à date de fin de croisière on se dit que l’an prochain on reviendra (affaire à suivre).

Chouette cocktail dînatoire à la nautique le dimanche soir avec la remise des prix consacrant le 2e rang final du bateau pour son retour à la compétition. On aura réussi à marquer la 108e édition!!!

 

 

 

 

 

 

Classement final avec les résultats intermédiaires.

A noter le retour au port en passant par la disco sur l’eau au milieu de la rade.

Equipe du jour: Pingouin, Morse et Eileen

Croisière Eynard #108e – Jour 6

Les bateaux rejoignent Pully pour le départ.

La journée sera tactique, car un gros trou de vent est prévu dans l’après-midi. La flotille avance néanmoins, l’As prend une option de centre-lac qui le place en bonne position alors que Quaalud vise Yvoire tout au fond avant de revenir (option qui s’avérera payante).

Le scénario redouté se produit: très peu de vent alors que la bouée n’est pas si loin! Le spi est monté mais un peu tard par rapport à Moony qui finira 2e. Une chouette journée néanmoins pour l’équipage qui termine donc 3e au temps compensé (4e podium en 4 régates comptabilisées), sous un soleil de plomb.

 

Le bateau est pimpé post-course par le capitaine qui sort tout le panier à linge. Certains fanions sont complètement à l’envers mais tant pis. C’est l’occasion de parader!

Morse fera le trajet Sciez – Yvoire – Sciers pour poser Eva.

La soirée blanche au club nautique de Sciez mènera Pingouin sur la piste de danse jusqu’à la fermeture, avant la session guitare sur les quais avec Martin aux cordes et nos belles voix pour l’accompagner.

 

 

 

 

 

Equipe du jour: Pingouin, Morse, Eileen et Eva (débarquée à Yvoire par Morse avant la remise des prix)

Croisière Eynard #108e – Jour 5

La journée débute par le cours de Pilate d’Alex avant l’échelonnement des départs le long du canal. Sortie sans casse, le départ est donné! Direction: Lutry. Le vent est là, on file Pingouin est à la barre.

Grâce à l’expérience tactique du Morse, la décision est de rester au milieu du lac: quelques semaines auparavant Morse et Grizzly se sont retrouvés tankés comme des pives le long du lavaux. Stratégie gagnante, les concurrents directs Tangara et Moony progressent péniblement le long de la côte tandis que nous filons comme des balles.

Résultat du jour, c’est à nouveau une 2e position derrière Vire Vent IV qui a également soigneusement évité le bord du lac.

La flotille étant trop importante, les bateaux sont splittés entre les ports de Pully et Lutry, l’As dormant à Lutry.

Equipe du jour: Pingouin, Morse et Eva

Croisière Eynard #108e – Jour 4

C’est le jour J pour la régate des Dames!

Eva nous rejoint le matin-même pour une virée direction Villeneuve, tout en passant par la bouée Charles Burkhard en face de Saint-Gingolph. Et c’est là toute la subtilité de la journée: où est cette satanée bouée? départ à nouveau un peu à retard pour l’As, tactique qui permet de cacher notre cap avant de remonter les autres concurrents. Eileen est à la barre, l’équipage a mis des couleurs de circonstance.

Moony s’échappe assez vite et vise Saint-Gingolph plein centre. L’As suit la flotille et fond finalement sur Tangara qui vise un point plus à gauche du village. Pari gagnant, on filoute tous les autres équipages qui visaient le port et on finit 3e car la régate est interrompue à la bouée…

Le vent reste décent, on continue notre route direction Villeneuve avec une montée de spi épique (le bras mal bloqué, hop ça file il faut tout redescendre pour remonter – heureusement le temps de trajet barré par Eva est suffisamment long pour sécher la voile).

Ancrage au large de Villeneuve pour profiter de l’après-midi, puisque l’amarrage est régulé: la nuit se fera dans l’eau froide, tous en rang d’oignon en travers du canal. Toute une organisation mais pas de casse.

L’après-midi sera l’occasion pour Eva d’entraîner ses sauts périlleux.

 

 

Soirée raclette à Villeneuve, avec un coucher de soleil magique et une soirée dansante et chantante qui enchantera les quelques bateaux amarrés à quelques mètres. Eileen nous quitte à l’apéro, obligations professionnelles du jeudi obligent.

Equipe du jour: Pingouin, Morse, Eileen et Eva

Croisière Eynard #108e – Jour 3

C’est parti pour la 3e étape avec le même équipage. En raison du manque de vent le départ est déplacé le long de la côte française.

Départ à l’arrache, l’équipage faisant un test de spi un peu trop en avant de la ligne! mais pas trop de retard sur les autres concurrents également surpris par les coups de canon.

Peu de vent, des options prises par tous les bateaux. Et à quelques centaines de mètres de l’arrivée à La-Tour-de-Peilz, l’As est aux abois, prêt à couper la ligne à la première place alors que Doc B et Tangara on abandonné. Il y a match avec Moony.

C’est alors que la direction de course décide d’interrompre la course à l’avance alors qu’aucun concurrent n’a terminé: un grain s’annonce et les bateaux les plus lents risquaient de ne pas terminer à temps pour se mettre à l’abri. L’As maintient donc son classement: 2e.

Grizzli nous quitte et Eileen rejoint l’équipage pour le repas du soir (poulet) et la nuit.

Equipe du jour: Pingouin, Morse et Grizzli

Croisière Eynard #108e – Jour 2

Grizzli nous rejoint pour deux journées de régates. Enfin c’est ce qu’il pense quand il arrive le lundi matin au port de Rolle.

Car le départ est différé, on longe la côte dans l’espoir de rejoindre les risées… qui n’arriveront jamais. Enfin ça c’est l’excuse pour les autres bateaux parce que l’As aurait assurément pu tenter quelque chose. L’As maintient donc son classement: 2e.

Traversée au moteur pour la flotille, et après-midi baignade au large d’Evian. Entrée dans le port avant la tempête qui s’annonce; elle arrosera surtout les côtes suisses, de notre côté on admire le spectacle…

Soirée repas canadien. Pingouin passe presque 2h à préparer les rouleaux d’été, Morse à préparer un cocktail du fonds de cale. Nos préparations remportent un joli succès!

 

 

 

 

 

 

 

La soirée s’est éternisée pour une partie de l’équipage, les contacts continuent à se nouer!

Equipe du jour: Pingouin, Morse et Grizzli

Croisière Eynard #108e – Jour 1

Il est revenu le temps de faire le tour du lac avec la Croisière Eynard!

Des années après la dernière participation de l’As, Morse et Pingouin forment la colonne vertébrale d’une équipe prête à en découdre sur le Léman. 18 bateaux inscrits, dont 8 dans notre groupe – celui des « rapides ».

 

Rendez-vous pris à la Nautique pour le briefing, petits pains. Pour cette première journée, Suricate nous accompagne.

Une première partie de régate plutôt rapide avec 6 nœuds établis, au près. La journée s’annonce toutefois compliquée: l’As n’arrive pas à suivre le rythme et se trouve relégué par les bateaux les plus rapides.

C’est sans compter sur un abandon de poste d’Eole, qui avait sûrement un apéro de prévu – on le comprend. C’est dans ces conditions que petit-à-petit le Macareux reprend du terrain sur ses concurrents scotchés peu avant Fleur d’eau. Une interminable guerre des nerfs qui s’est conclue tactiquement devant Tangara.

 

Résultat du jour: de nouveaux ongles et une 2e place en temps compensé pour l’équipage, avant les (5) filets de perche de Rolle.

Equipe du jour: Pingouin, Morse et Suricate

Bol d’Or 2026

Heureux-ses, mais fatigué-es… nous finîmes ce dimanche 6 juin 2026 à 11h20, après 25h21’34 de course.

156e en temps réel / 124e en temps compensé / 32e TCF3

Frédéric, Yvan, Benoît, Guillaume et Lola

Tout avait commencé dans la lumière dorée de la matinée du samedi 5 juin, avec la conviction des audacieux: cap sur la rive suisse au spi. Le gros de la flotte a choisi la côte française…  Dans le haut du panier, puis premiers de notre classe vers 16h grâce à l’option côte Suisse, toujours au spi dans un courant d’ouest établi, en moyenne à une vitesse de 7 noeuds, avec des pointes à 9. Puis à la hauteur de Evian, on se fait définitivement distancer. Entre Yvoire et Le Bouveret, la flotte a décidé de tirer des bords très courts, cherchant chaque souffle dans l’ombre côtière française. Nous on est allés jusqu’à Cully, toujours dans un bon flux ouest… et l’erreur a été de revenir trop tôt milieu de lac (ou pas, le lac est un vieux sphinx qui se moque des certitudes…)

Le passage de la barge s’est faite à 21h25, par les poils de la moustache. Pas de vitesse et le courant poussant en traître nous a même obligé à virer à quelques mètres pour ne pas enfoncer l’As dans le métal… et dans certains concurrents sympas. Le cœur serré, les mains crispées sur la barre, mais le sourire en coin que seuls les marins comprennent. Toujours une bonne ambiance à port-Valais!

La nuit s’étira sur le lac. Le retour a été à la hauteur des prévisions, avec des moments très très calmes et des jolis bords de près. Des moments de calme sous les étoiles — cette immobilité de l’eau noire qui fait tendre l’oreille et retenir son souffle. Puis des bords de près à 6-7 nœuds, avec même un ris pris pour quelques dizaines de minutes, la voile aplatie sous une petite brise et quelques ronflements. On est bien remonté la flotte en passant par le milieu du lac.

Et le dimanche matin arriva, jaune et doux, d’abord avec des risées timides de thermique côté Suisse, puis avec une légère brise de nord-est — cadeau final du Léman à ceux qui avaient tenu. La fin de la course s’est faite sous spi, avec une petite brise bien agréable au moment de ranger le bateau.

158e en temps réel, 124e en temps compensé, 32e en TCF3 : des chiffres qui ne racontent qu’une part de l’histoire. L’autre part, la vraie, est dans les yeux fatigués et fiers de cinq équipiers qui rangeaient ensemble les voiles dans la lumière du matin.

Photos par Fernando Cardoso (Merci!)

On est prêt-es! #Bol d’Or 2026

Pour nous suivre: la cartographie sera disponible sur la page d’accueil du site web du Bol d’Or du Léman et sur le site www.suiviregate.ch.

Nom du bateau : As de coeur – No SRS : 1694

Et sur insta: @asdecoeur10814

L’équipage est aussi sur insta: Lola, barreuse, équipière, community manager : @lola.sgy.24, Yvan le pingouin, Ben le suricate, Guillaume l’ami de la figue et Fred le vieux morse…

L’historique des classements depuis 2013.

Ligne d’horizon, cœur au vent — Bol d’Or 2025 de l’As de Cœur

*(Texte généré avec affection par ChatGPT, images offertes par l’équipage, particulièrement par l’œil affûté de Lola.)

Il est 16h45 quand l’As de Cœur franchit une ligne invisible, dessinée dans l’écume de leurs efforts et le silence d’une course déjà officiellement achevée. Exceptionnellement, le Bol d’Or s’arrêtait cette année à 14h. Mais le cœur de l’équipage n’en avait cure. Quand on navigue par passion, les heures officielles s’effacent ; seul le vent sait quand l’histoire se termine.

Tom, Lola, Guillaume, Yvan et Fred. Cinq prénoms pour une aventure cousue de souffle, de flots et de fous rires. À bord, chacun a donné plus que son tour de barre : des regards, des silences, des décisions prises dans le fracas ou la lenteur. Une symphonie de présence.

Le départ fut un cadeau : un vent inattendu, presque magique, comme un clin d’œil du Léman qui, cette année, décidait de surprendre. Très vite, l’As de Cœur fait ce qu’il fait de mieux : rattraper, filer, se glisser à travers les voiles endormies des autres, dessiner une trajectoire d’espoir.

Mais le lac a sa malice, et le pot-au-noir en face de St-Gingolph n’a pas changé de capricieuse humeur. Une, deux, plusieurs fois, ils s’y perdent. Le bateau devient une métaphore d’eux-mêmes : avancer en cherchant, chercher pour avancer.

À 2h26 du matin, dans la pénombre épaisse d’un Bouveret aveugle, ils passent 197e, juste derrière leurs amis d’Adrénaline. Il n’y a pas de lumière, mais il y a la chaleur de la proximité, ce fil invisible entre bateaux qui se reconnaissent, même dans la nuit.

Le retour est un jeu d’accordéon : lent, rapide, lent encore… Puis enfin, un souffle fidèle entre Thonon et Yvoire, comme une promesse tenue. Mais le vrai moment de grâce – ou de peur – vient plus loin, à Yvoire, où le ciel bascule.

Un fort vent de sud-ouest lève le lac comme un drap trop tendu, et l’orage annoncé – seul bon pari des stagiaires de MétéoSuisse – éclate à la minute près. Tout est affalé, l’As de Cœur fuit, se laisse porter, encaisse. Les souvenirs du Bol 2019 ressurgissent pour Tom et Yvan, et cette fois encore, l’expérience fait voile.

Et puis… le calme. Ou presque. Des accalmies trompeuses, mais l’envie de continuer plus forte que tout.

Arriver. Ensemble. Au bout. Même si la ligne est imaginaire, elle a le goût des vraies victoires. La victoire d’avoir tenu. D’avoir navigué jusqu’au bout.

Un bol d’or, c’est une traversée du lac, certes. Mais c’est surtout une traversée de soi. Merci au vent, à la pluie, au silence, au tonnerre, et à ce voilier qu’on aime tant. Merci à Lola, qui a capté tout cela – les reflets, les visages, les gestes – à travers son objectif comme un sixième membre d’équipage.

Et surtout… merci au cœur, celui qui bat sous les cirés et qui ne craint jamais l’horizon.